Un bilan de la commission FSDIE
décembre 16, 2007
La commission FSDIE s’est réunie le 3 décembre pour examiner les 23 dossiers déposés pour l’année 2007-2008. Je rappelle que le FSDIE est une aide étudiante alimentée par une partie des droits d’inscription ; soit, pour cette année, une enveloppe prévisionnelle de 11500€. Cette somme doit servir à financer ponctuellement des initiatives étudiantes dans les domaines associatif, culturel, sportif et humanitaire. Les dossiers sont examinés sont examinés par une commission élue parmi les membres du CA dont les décisions sont validées par un vote du même conseil.
Quelques réflexions (qui n’engagent que moi) à partir des résultats de cette session :
¤ Sur les 23 dossiers déposés, il n’y en avait que 2 qui correspondaient vraiment au cahier des charges : l’une qui prévoit des activités autour de l’égalité des chances dans un cadre associatif et à qui la commission a proposé d’accorder toute la somme demandée (1880€), et l’autre autour d’un colloque mais dont le projet présente des points d’interrogation et qui devra sans doute repasser devant la prochaine commission.
¤ Toutes les autres demandes consistent en un financement de projets individuels, qui ne devraient pas normalement être concernés par le FSDIE. Si l’on s’en tenait aux règles, il serait donc bien difficile d’employer la majeure partie de ce fonds (lequel ne peut servir qu’à financer des initiatives étudiantes). Cette situation tient sans doute au manque d’information auprès des étudiants, et peut-être une plus grande publicité permettrait-elle de faire naître des projets qui, bien ficelés, seraient quasiment assurés de recevoir un financement ; mais je pense qu’elle reflète aussi la faiblesse de la vie étudiante de l’EPHE, due à sa structure éclatée et à petite taille par rapport aux universités. J’espère que la création d’une association des étudiants permettra de faire bouger tout cela.
¤ 12 dossiers ont été refusés pour des motifs clairement affichés par la commission ; ces étudiants auraient dû savoir que leur dossier n’avait aucune chance d’être acceptés tels quels :
- le FSDIE ne peut malheureusement pas équivaloir à une aide sociale, permettant de compléter des revenus insuffisants ou de financer des transports liés au cursus. Dans ce domaine, il faudrait absolument que l’école affiche les aides (bourses, prêts) auxquelles les étudiants peuvent prétendre et les services auxquels ils doivent s’adresser.
- Le FSDIE ne peut en aucun cas financer l’achat de matériels (ordinateur, appareil photo, livres). Mais la commission a proposé de mettre en place un service de prêt : le matériel acheté serait confié à l’étudiant qui en fait la demande pour une mission précise puis retourné à l’école qui pourrait ainsi le prêter à d’autres étudiants. Reste à voir ce que deviendra ce projet… Quant à l’achat de livres, il faut passer par la bibliothèque ou le laboratoire ; l’impression de la thèse peut aussi être prise en charge en partie par l’école doctorale (c’est bon à savoir).
¤ Les autres dossiers concernaient le financement de séjours de recherche ou la participation à des colloques (frais de déplacement, d’hébergement ou de participation). Sur ce point, il faut savoir que les étudiants inscrits en doctorat peuvent s’adresser à leur laboratoire pour financer de tels projets (puisque une partie de leurs frais d’inscription sert à cela) ; il est donc préférable, avant de monter un projet FSDIE, de s’adresser au laboratoire pour demander un complément éventuel, si le labo ne peut financer tout ou partie. La question se pose différemment pour les étudiants de master ou du diplôme, qui ne sont pas rattachés à une équipe de recherche. Même si le FSDIE ne devrait pas servir à cela, la commission a néanmoins répondu favorablement à la plupart des demandes de ce type.
Au total, sur l’ensemble du montant réclamé par les 23 dossiers (soit 30126€), la commission n’en a réparti que 6030 pour 11 dossiers, ce qui représente à peine plus de la moitié du fonds disponible (11500€). Le reste pourrait servir à financer l’achat de matériel, selon le système évoqué plus haut. Mais il faudrait surtout assurer une meilleure publicité au FSDIE, à la fois auprès des étudiants et auprès des enseignants, puisque c’est principalement par ces derniers (on le voit très bien) que passe l’information.