Lors de la réunion du dernier CA, le 20 décembre 2007, le point majeur concernant l’intérêt des étudiants et auditeurs de l’EPHE a porté sur le projet de Cité des humanités et des sciences sociales auquel l’EPHE devrait être associée, et destinée à être implanté sur le site d’Aubervilliers à l’horizon (minimal) de 2012.

Sur ce point, donc, le CA a voté une motion proposée par un groupe d’enseignants-chercheurs affirmant que l’école « accueille avec intérêt et espoir » la proposition du Ministère, et approuve le principe du projet qui consisterait, répétons-le, dans la création d’un campus universitaire regroupant sur un site unique, au nord de Paris, l’EPHE, l’EHESS et la MSH. Un signal positif donc à l’intention des autorités ministérielles, qui faisait suite à la publication d’une tribune dans Le Monde du 15 décembre, intitulée « Oui, la recherche peut vivre en banlieue », qui affirmait dans le même sens que « le projet de déménagement de deux institutions intellectuelles du centre de Paris vers Aubervilliers est une chance à saisir ».

De mon point de vue strictement personnel, il me semble aussi que l’EPHE ne peut que gagner à ce projet de pôle universitaire, à la recherche à la fois d’une plus grande visibilité (nationale et internationale) et des moyens qui lui font cruellement défaut (à commencer par le problème lancinant des locaux). Quant à la localisation à Aubervilliers, elle ne me semble pas représenter un handicap, au contraire, cette zone de la très proche banlieue étant appelée à une reconversion à court ou à moyen terme, un peu comme la zone Tolbiac aux alentours de la BNF il y a quelques années. D’un autre point de vue, plus stratégique, il s’agissait aussi de présenter une ouverture sur le projet campus d’Aubervilliers, afin de pouvoir discuter plus librement avec le Ministère de la question du relogement temporaire (de fait, les choses ont évolué depuis puisque, sans établir de lien de cause à effet, il semble que la solution de la « parcelle 521 » à Aubervilliers pourrait être abandonnée au profit d’une autre localisation).

Cet accord de principe ayant été proclamé, la motion formulait les vœux suivants (d’après ma propre formulation mais dans cet ordre) :

  1. que l’EPHE soit bel et bien associée à la conception du projet de CHSS et à toutes les étapes de sa réalisation ;
  2. que soit affirmée l’idée d’une double implantation, Paris Nord et Sorbonne ;
  3. que les besoins matériels de l’école soient bien pris en compte ;
  4. que soit associée au projet de CHSS la Section SVT, partie intégrante de l’établissement EPHE.

La motion a été votée à l’unanimité moins une abstention et une opposition. Il n’y a donc plus qu’à attendre les développements de ce vaste projet, qui semble tenir à cœur de la ministre.

 

Les autres points que l’on peut mentionner brièvement sont les suivants :

- L’introduction de mentions pour l’obtention de master 2 pour les « sciences de la religion et société » (SRS), étendue par le CA à l’ensemble des masters, selon le principe classique d’une mention TB pour une moyenne supérieure ou égale à 16, B pour une moyenne comprise entre 14 et 16, et AB entre 12 et 14.

- L’adoption d’une charte de thèse de l’EPHE ;

- L’autorisation donnée à l’Association des étudiants de l’EPHE, qui vient de déposer ses statuts, de chercher une domiciliation à Grenoble.

CA du 25 octobre 2007

octobre 27, 2007

Le dernier conseil d’administration s’est tenu le 25 octobre 2007. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour qui intéressent la vie étudiante figurait en premier lieu la question des futurs locaux de l’école : un gros morceau, auquel j’ai consacré un post à part (“Locaux: l’école à la croisée des chemins”). Pour le reste :

¤ La nouvelle loi relative à l’autonomie des universités : que changera-t-elle pour l’EPHE ?

À court terme, rien. Rappelons que cette loi, votée le 1er août dernier, modifie considérablement les règles de gestion des universités ; mais quid des grands établissements comme l’EPHE ? Un premier volet du texte de loi, qui porte sur la « gouvernance » des universités (élection et mandat du président, composition du CA) ne les concerne pas. Un second, qui prévoie des transferts de compétence (en matière financière, de gestion des ressources humaines et du patrimoine), fixe un délai de cinq ans aux universités mais aucun cadre contraignant pour les grands établissements. En raison de la lourdeur de la procédure et des autres urgences auxquelles doit faire face l’école, un passage à l’autonomie de gestion n’est pas envisagé, du moins à court et moyen terme.

¤ Échanges Erasmus :

Le CA a voté l’attribution d’une aide complémentaire (150€ mensuels) aux étudiants de l’EPHE engagés dans un échange du programme Erasmus, qui s’ajoutent à la somme allouée par l’Union européenne (150€ mensuels). Il a été souligné combien la recherche de financements complémentaires serait utile pour développer ces échanges : une convention de la mairie de Paris accorde une aide en fonction de critères sociaux ; rien de la région en revanche. De fait, l’école accueille bien plus d’étudiants étrangers dans le cadre d’Erasmus qu’elle n’en envoie à l’extérieur.

Prochain CA: le 20 décembre.